Physiologie
Écaille
Le calcul
de l'âge du saumon se fait à partir de ses écailles.
C'est pourquoi la plupart des gestionnaires de rivières recueillent
un échantillon lors de l'enregistrement. Cet échantillon
est expédié aux biologistes qui les analysent. Lorsqu'on
regarde une écaille grossie au microscope elle apparaît comme
un tronc d'arbre coupé. Des lignes circulaires démontrent
la croissance du saumon. L'histoire de sa vie se reflète fidèlement
sur ses écailles. Cette méthode découverte en 1905
par un certain Johnston a été corroborée à
maintes reprises depuis. Ces variations saisonnières dépendent
de la température, de la disponibilité de la nourriture,
de l'activité nutritive, de l'état physiologique du poisson,
etc.
Organes
sensoriels
Les chercheurs
sont d'accord à ce que le saumon voit, entend, sent et goûte.
Les réactions du saumon sont dues aux perceptions simultanées
de plusieurs organes sensoriels. Il est donc utile à tous pêcheurs
de connaître tous les sens du saumon pour augmenter ses chances de
le leurrer.
Vue
Les biologistes
reconnaissent que le saumon, poisson de surface, a une meilleure vision
que les poissons de fond.
Pour
lui, sa vision est très importante, autant durant la montaison que
durant la période où il est dans les fosses. Les scientifiques
sont d'accord que c'est à l'aide de sa vue que le saumon franchit
les obstacles tels que les chutes, les barrages, les passages étroits,
etc. Les obstacles majeurs sont donc franchit le jour alors que le saumon
peut plus facilement évaluer les distances.
Premièrement,
son attention est attirée par le mouvement des objets, ensuite ses
yeux en précisent la forme et la couleur. Donc la vitesse de déplacement
de la mouche revêt une importance capitale, encore plus que sa forme
ou sa couleur.
Œil
L'œil
du saumon ressemble un peu à celui de l'homme ; mais il comporte
des différences puisqu'il est adapté à un milieu qui
n'a pas la même densité. Il est moins compliqué que
celui de l'humain.
Vision
monoculaire
Le saumon
est doté de vision dite "monoculaire", c'est-à-dire que chacun
de ses yeux peut percevoir l'image d'un objet différent. L'œil peut
voir un objet assez loin ( plus de 15 m ) en fonction de la clarté
de l'eau.
Par
cette vision, il ne peut apprécier le relief, la profondeur, l'épaisseur
de l'objet détecté ; il voit en deux dimensions seulement.
Il ne peut apprécier la distance qui le sépare d'un l'objet.
Vision
binoculaire
Le saumon
a aussi une vision binoculaire, c'est-à-dire qu'il peut percevoir
simultanément par les deux yeux et en trois dimensions un même
objet. Mais cette vision est restreinte : il ne peut voir en avant de lui
et au-dessus de lui qu'à une distance variant de 10 à 60
cm, le saumon ne peut vraiment apprécier la distance entre lui et
un objet que lorsqu'il voit cet objet en vision binoculaire. Pour prendre
une mouche, le saumon doit pouvoir évaluer la distance entre lui
et cette mouche ; c'est donc dire qu'il doit absolument la voir en vision
binoculaire. Donc, pour qu'il l'attaque, la mouche doit passer tout près,
devant ou au-dessus du saumon.
Toutefois,
si le saumon perçoit une mouche dérivant à côté
de lui (en vision monoculaire), il pourra se déplacer pour bien
la voir (en vision binoculaire) et, éventuellement, la gober.
Champ
visuel
Pour nous
aider à leurrer le saumon avec nos mouches, il peut être important
de comprendre comment il les voit. Il existe deux phénomènes
physiques pour la transmission de la lumière, la réflexion
et la réfraction.
Toutes
les images qui sont vues par des yeux sont dues au phénomène
de la réflexion de la lumière. Celles-ci voyagent en ligne
droite, rencontre un milieu dense et, de l'angle avec lequel elle pénètre,
elle sera réfléchie (si l'angle est inférieur à
10 degrés) ou réfractée (si l'angle est supérieur
à 10 degrés). L'image prend alors la direction de la lumière
réfractée. C'est pourquoi, lorsqu'on voit un saumon dans
fosse, il n'est pas réellement où on croit le voir, il sera
toujours plus profond et plus près de nous.

Le
champ de vision horizontal du saumon est d'environ 300 degrés (en
vision monoculaire). Il existe un angle mort de 30 degrés vers l'arrière
si le saumon est totalement immobile ; mais comme un saumon est presque
toujours en mouvement, ce point mort est presque inexistant. Le champ de
vision binoculaire serait d'environ 30 degrés, il faut donc que
la mouche passe dans cet espace pour qu'il la distingue clairement. Toutefois,
plus le saumon est profond dans la fosse, plus la surface de ces 30 degrés
sera grande, on parle de 2,26 fois la distance entre le saumon et la surface
de l'eau donc un saumon qui se tiendrait à 30 cm de profondeur aurait
une vision binoculaire d'un diamètre de 67,8 cm à la surface
tandis qu'un saumon à 60 cm en aurait une de 1,36 mètres.
Donc, la méthode la plus efficace pour déterminer le champ
de vison du saumon est d'évaluer la profondeur où il se trouve.
Les
couleurs
La
lumière ambiante vive permet à l'œil du saumon de percevoir
le détail des objets et leur couleur. Lorsque la lumière
ambiante est faible ou absente, l'œil du saumon de perçoit quand
même les formes et les contours des objets, mais il ne discerne plus
les couleurs, il ne voit que le noir et le blanc. Voici une bonne indication
sur la couleur des mouches à utiliser avant le lever et après
le coucher du soleil : des mouches noires et blanches !
La
lumière blanche, lorsqu'elle est diffusée à travers
un prisme, donne un spectre en sept couleurs (dans l'ordre : violet, indigo,
bleu, vert, jaune, orange et rouge). Le violet est la couleur possédant
la plus courte longueur d'onde, tandis que le rouge est celle qui émet
la plus longue. S'il y a beaucoup de particules dans l'eau, le saumon percevra
mieux les couleurs émettant une plus grande longueur d'onde comme
le rouge et si l'eau est claire, ce sera l'inverse.
En
plus de distinguer les couleurs, le saumon peut aussi percevoir les différentes
nuances de ces mêmes couleurs donc l'emploi d'un bout coloré
(rouge, orange, vert, jaune) sur une mouche peut avoir plus d'importance
qu'on ne le croit ; de même que l'addition de fibres colorées
dans les ailes.
Odorat
Le saumon
perçoit les odeurs à l'aide de deux minuscules narines situées
en avant de chaque œil. N'oublions pas que, d'après les scientifiques,
le saumon retrouve sa rivière natale par son odeur diluée
dans la mer. On a même déjà dit que l'odorat du saumon
était 1 500 fois plus sensible que celle du chien, alors imaginez
! C'est pourquoi lorsque la situation nous le permet, on doit s'abstenir
de mettre les pieds dans l'eau, on doit toujours essayer de pêcher
à partir de la batture et ne mettre les pieds à l'eau que
lorsqu'on y est obligé. Autant pour que le saumon ne nous sente
pas que pour qu'il ne nous entende pas.
Ouïe
Les saumons
peuvent détecter des bruits et des vibrations sonores aquatiques,
celles qui sont produites dans l'eau. Celles-ci se propagent cinq fois
plus rapidement dans l'eau que dans l'air. Mais il n'entend pas les vibrations
qui sont dans l'air. Vous pouvez parler, autour de la fosse, sans apeurer
le saumon mais vous avez donc moins de chance d'être entendu si vous
marchez lentement et si vous faites attention où vous mettez les
pieds pour ne pas causer de vibrations au sol à l'extérieur
de l'eau et encore plus dans l'eau. C'est comme s'il touchait, voyait et
entendait à distance, il peut localiser la source qui émets
les vibrations. Certains biologistes disent que le saumon peut identifier
la position exacte de la mouche dans l'eau lorsqu'elle est à 1 m.
Déplacement
Comme
beaucoup de poissons, le corps du saumon est fusiforme. Il se déplace
par des mouvements ondulatoires. Il pousse des pointes de vitesse jusqu'à
30 km/heure et peut parcourir entre 40 et 50 km par jour face au courant.
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